16 avril 2009
De l'air de l'air pour nos esprits
Voilà, je me suis mise, un petit peu, au dessin. C'est moins prenant que la photo, et en temps de révision... :)
05 avril 2009
" Des pieds, pourquoi est ce que j'en voudrais si j'ai des ailes pour voler ? "
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C'est après avoir vu le film " Frida " en histoire de l'Art que j'ai décidé de me renseigner un peu plus sur Frida Kahlo, de découvrir ses oeuvres, sa vie, bien que le film semble parfaitement respecter sa biographie.
Frida Kahlo est une peintre mexicaine née en 1907.
Ce que j'aime dans les toiles de Frida Kahlo c'est d'abord la gestion des couleurs. Des peintures éclatantes, vivantes, qui expriment pourtant les pires sentiments comme la perte d'un enfant, ou la souffrance physique. Lorsque l'on regarde ses œuvres on ne voit pas forcément du beau, mais du vécu. On comprend ce qu'elle exprime, ses maux, son tiraillement, mais aussi son amour pour Diego. Enfin, j'aime sa vie, son engouement, ses engagements, son imagination et ses représentations de la réalité.
Dès l'enfance, elle sera décrite comme une jeune fille atypique, avec un fort caractère et des idées bien arrêtées sur le monde qui l'entoure. Elle se destine à de brillantes études, alliées à un désir de voyage, de plaisir et de liberté. Elle s'engage pour son pays, indépendant depuis peu, et cherche, en adhérant au partie communiste en 1928 à lui donner une nouvelle âme. Elle s'engagera également pour l'émancipation de la femme, dans une société Mexicaine encore très machiste. Ainsi, partagée entre un désir de modernité et ses traditions, elle s'exprimera dans " Les deux Fridas ". En se représentant tantôt moderne, tantôt traditionnelle, elle montre son impossibilité à choisir entre ces deux facettes de sa personnalité.
Comme le montrent bon nombre de ses toiles, Frida Kahlo est avant tout une femme qui souffre physiquement. Atteinte de la Polio à l'âge de 8 ans, sa jambe droite en sera déformée. Elle en tirera son surnom : " Frida l'estropiée ". Comble de la malchance, à l'âge de 18 ans, alors qu'elle revenait de l'école avec son petit ami de l'époque, son bus percute un tram. Une barre de fer transperse Frida de l'abdomen au vagin. Ses jambes et surtout son dos subiront les plus graves séquelles. Cet accident sera la cause de ses nombreux avortements ( Elle ne pourra porter d'enfant à terme ) et surtout des douleurs qui jamais ne la quitteront.

C'est lors de sa longue convalescence que Frida apprendra réellement la peinture. C'est d'ailleurs allongée qu'elle peindra la majorité de ses œuvres. Son père, artiste à ses heures, lui offrira un chevalet, et installera un miroir à côté de son lit.
Elle s'initie d'abord au portrait, à la nature morte, mais c'est sur elle-même qu'elle focalisera son travail en réalisant un grand nombre d'autoportraits ( 70 sur 150 tableaux ). Souvent accompagnés de ses animaux favoris ( les perroquets ou singes ), Frida représente les différentes périodes de sa vie, ses souffrances, ses questions.
En 1928, Frida rencontre Diego Rivera, un grand peintre muraliste Mexicain. C'est le coup de foudre et, bien qu'il soit de 21 ans son ainé, ils se marient en 1929. Frida suivra Diego aux Etats-unis, et plus précisément à San Francisco où Rivera sera chargé de réaliser des peintures murales. Bien qu'admirative du progrès industriel des États-Unis, la nationaliste Mexicaine ne trouve pas sa place à San Francisco.
Cet amour passionné de " Friducha " pour son " Panzon " sera aussi destructeur que réïficateur. Rivera sera en effet extrêmement infidèle. Il ira même jusqu'à avoir une relation avec la sœur de Frida, ce qui causera leur divorce en 1939. Il sera le sujet de beaucoup d'œuvres, dont celle où Frida se coupe les cheveux par désespoir. ( Ci dessous. )
Débute alors une période sombre dans la vie de la jeune femme. Elle s'isole et s'installe dans un appartement où elle enchainera les relations d'un soir ( dont certaines avec des femmes, comme la photographe Tina Modotti, en noir sur le tableau suivant. )
Le 9 janvier 1937, le président Mexicain Lazaro accorde l'asile politique à Léon Trotski qui est accueilli avec sa femme dans la « Maison Bleue » où Frida et Diego vécurent deux ansavant leur séparation. Une brêve liaison se déroula entre Trotski et Frida. Cette même année, Frida se rend à Paris pour une exposition sur le Mexique. Elle loge chez André Breton qui qualifiera son art comme un " ruban autour d'une bombe " .
En 1940, Frida se remarie à Diego, avec qui elle passera la fin de sa vie, dans la maison bleue, affaiblie par des douleurs au dos de plus en plus insupportables. Elle subit sept opérations successives de la colonne vertébrale. Malgré son handicap, et son nouveau fauteuil roulant, elle continue de peindre et de militer. Ainsi, malgré les réprobations de son médecin, elle assistera à sa tant désirée expositon individuelle dans son propre pays. Elle meurt le 13 juillet 1954. Suite à sa volonté " Même dans un cercueil, je ne veux plus jamais rester couchée ! " elle sera incinérée.
D'autres oeuvres de Frida Kalho.
Le film, de Julie Taymor, est juste excellent ! On entre tout de suite dans l'univers de Frida qui nous amuse et nous impressionne autant qu'elle nous émeut. La biographie de la peintre y est parfaitement respectée et les acteurs sont merveilleusement bien choisis : Salma hayec dans le rôle de Frida, et Alfred Molina dans le rôle de Diego. De plus, l'artiste tire de ce film une très belle publicitée liée à la mise en abime de plusieurs de ses oeuvres... Surprenant ! A voir à revoir, à offrir ! ^^
22 février 2009
Air2rien.com
1 et 1 ce n'est pas simple.
Modèle : Celeste.
17 février 2009
Elliott Erwitt
Un jour je vous parlerai de lui, car il parait qu'il est talentueux, le petit..


Cliquez sur les images, en grand c'est mieux !
13 février 2009
" Je voulais réveiller le monde. "
Je cherchais dans la photo-journalisme. Je voulais du touchant, quelque chose de vrai, sans mise en scène ou chichi. Un témoignage. En quelques clics, je suis tombée sur des choses, que je peine à qualifier. Comment dire d'une photo qu'elle est époustouflante, alors qu'elle vous montre tant d'atrocité, tant de tristesse, de choc ou de claire-voyance ? Je ne dirai donc rien. Le mieux est encore le silence...
Don McCullin
Donald McCullin est né en 1935 en Angleterre. Il
grandit dans un quartier pauvre de Londres où il voit son père mourir à l'âge
de 14 ans. Pour subvenir à ses besoins, il quitte l'école et enchaine les
petits boulots, notamment au studio d'animation Larkins. Il apprend la
photographie en autodidacte pendant son service milliaire à la royale air
force, et développe ainsi sa passion pour l'ailleurs et les voyages.
C'est pourtant dans son propre quartier qu'il commence sa carrière de photo-journaliste, en répertoriant ses amis d'enfances, membres d'un gang, avant de témoigner, à l'échelle mondiale, des atrocités et douleurs humaines.
" Entre l’érection du mur de Berlin au cours
de l’été 1961 et son travail sur les ravages du sida en Afrique australe en 2001.
Don McCullin n’a cessé de regarder les souffrances des autres à travers les
conflits majeurs de ces quatre dernières décennies. Un regard chargé de colère
toujours, de tristesse aussi, de désespérance même, sur les inqualifiables
cruautés infligées par les hommes à leurs semblables. Un regard rempli
d’incompréhension et de compassion tout à la fois, regard de solidarité à
l’égard des plus faibles, des démunis, des réprouvés, des victimes de ces
inacceptables situations.
Chypre divisée, le Congo meurtri, le Vietnam bombardé et torturé, le
Moyen-Orient déchiré, le Biafra affamé, le Bangladesh ravagé, le Cambodge
assassiné, le Salvador révolté, l’Irlande tourmenté, l’Irak insurgé.
Ni voyeur, ni chasseur, ni même vraiment chroniqueur ou historien, Don Mc Cullin,
autodidacte en photographie comme dans sa lecture du monde, est un homme au
visage marqué mais à l’œil limpide et innocent, incrédule devant la barbarie. A
travers ses puissantes images publiées régulièrement durant vingt ans dans
l’important Sunday Times Magazine, il se voue à déranger le confort dominical
de ses compatriotes en leur présentant ces injustices faites à l’homme à
travers la planète. En même temps, il proclame sa propre culpabilité avec ces images impuissantes à
changer le cours des choses…
Son regard demeure l’émouvant miroir de celui de ses sujets qu’il photographie,
auxquels il s’identifie, profondément solidaire. "
Robert Pledge, Directeur de l’agence Contact Press Images - Le monde.
Dès les années 90, McCullin usé de se battre pour une cause qu'il sait perdue, se tourne vers la nature morte et les paysages, que l'homme n'a pas encore détruit. Désormais sédentaire, Ii retranscrit la douleur du souvenir et son inquiétude face à la vie chez lui, en Angleterre...
29 janvier 2009
Parfois, je me demande si vivre n'est pas gagner le droit de perdre.
Est-ce que ce monde est sérieux ?
17 décembre 2008
Guy Bourdin
Guy Bourdin est né en le 2 décembre 1928 à Paris. Enfant, il
était plutôt tourné vers le dessin et la peinture. C’est seulement en faisant son service militaire au Sénégal à 20 ans qu'il reçoit une formation photographique.
Il décroche sa première
campagne publicitaire avec Charles Jourdan en 1967 ( Chaussures ) et obtient des
publications dans Harper’s Bazaar, Marie-claire et Biba. Il travaillera par la
suite pour la mode Italienne, Anglaise et Japonnaise ainsi que pour de
grandes marques telles que Pentax, Chanel, Vogue, Cacharel ou Revillon.
Guy Bourdin révolutionnera l'univers de la publicité jusqu’alors encore superficielle et classique. Il lutte contre une photo de pub stéréotypées et inexpressives. Son truc à lui était d'organiser une mise en scène à l’aide de récits sensuels, de rêves inaccessibles ou la suggestion d’un danger imminent, favorisant ainsi tous les fantasmes qui mettent avant l’accessoire, le vêtement ou bien la chaussure. Il n'hésite pas à utiliser tous les procédés stylistiques, psychologiques, de l’envie à la suggestion. Il a l'art d'introduire subtilement l’objet à garder en mémoire, ou plus directement susciter son désir. Il aime sortir des conventions et créer des décalages en noyant ses modèles dans des décors aux atmosphères inquiétantes. La figure féminine - presque omniprésente – en devient donc inaccessible ou fuyante.
Mais ce n'est pas tout
Enfin, Guy Bourdin a régulièrement recours à l’artificiel afin de donner créer une ambiance irréelle. Par le biais de la couleur qu’il manie en
virtuose, il repeint des arbres, colore la mer, et fait voler les mannequins.
Son œuvre est à certaines occasions surréalistes, et à d’autres ultra
provocante ( Registre du « porno-chic » ) Le regardeur dispose de plusieurs
indices et peut imaginer un récit non explicité.
Même s’il a profondément perturbé le registre de la photo de mode, Guy Bourdin a mis de nombreuses années avant d’être reconnu puisque il n'a jamais exposé, donné d’interview, ni même publié ses photographies en dehors de leur contexte professionnel. Il ne sera primé qu'après 1985 en recevant le Grand prix national de la photographie qu’il refusera en déclarant « Je ne veux blesser personne mais ma tranquillité m’est vitale. ». Deux ans plus tard, L'International Center of Photography de New-York lui attribut le " Infinity Award " pour sa campagne publicitaire de Chanel. En 2003, le Victoria and Albert Museum de Londres lui consacre une exposition. qui sera reprise un an après au Jeu de Paume (Paris) agrémentée de nouveaux tirages et films. Elle accueillera plus de 50 000 visiteurs...
06 décembre 2008
Elisa, Elisa, Elisa
" En relisant ta lettre je m'aperçois que l'orthographe et toi, ça fait deux
C'est toi que j'aime ( Ne prend qu'un M ) par-dessus tout
Ne me dis point ( Il en manque un ) que tu t'en fous.
Je t'en supplie ( Point sur le i ) fais-moi confiance
Je suis l'esclave ( Sans accent grave ) des apparences
C'est ridicule ( C majuscule ) c'était si bien
Tout ça m'affecte ( Ça c'est correct ) au plus haut point
Si tu renonces ( Comme ça s'prononce ) à m'écouter
Avec la vie ( Comme ça s'écrit ) j'en finirai
Pour me garder ( Ne prends qu'un D ) tant de rancune
T'as pas de cœur, y a pas d'erreur ( Là y'en a une )
J'en nourrirai ( N'est pas français ) n'comprends-tu pas ?
Ça s'ra ta faute Ça s'ra ta faute ( Là y'en a pas )
Moi j'te signale Que gardénal Ne prend pas d'E
( Mais n'en prend qu'un cachet au moins n'en prend pas deux
Ça t'calmera et tu verras Tout r'tombe à l'eau
L'cafard, les pleurs les peines de cœur O E dans l'O ) "
03 décembre 2008
Land Art
Encore une découverte d'Histoire des Arts.. J'ai non seulement adoré ce mouvement qui me parait sain, authentique et très poétique mais, je trouve surtout extrêmement esthétique.. Un régal pour les yeux et l'esprit :)
Photo de Robert Andy Goldsworthy
Le land Art ( également, appelé ' Earth work ' ) est un courant artistique apparut dans les années 60-70, en Angleterre et aux États-Unis. Il consiste dans un premier temps à sortir du système artistique alors basé sur les musées, les expositions et collectionneurs pour retourner aux sources.. Le but de l'artiste était d'élaborer un projet artistique dans la nature, avec la nature et pour la nature. Il intervient alors sur l'espace naturel avec des éléments comme le bois, la pierre, le sable, ou la terre pour former des formes souvent simples mais symboliques. L’installation s'intègre à la nature et évolue ainsi, jusqu'à ne faire plus qu'un avec elle. Le plus souvent, les œuvres sont à l'extérieur, exposées aux éléments et à l'érosion. Ainsi, elles se dégradent pour ne laisser d'elles qu'un souvenir photographique. Le Land Art pourrait donc être assimilé à un éco-art, pourtant, certains artistes comme Robert Smithson utilisaient parfois des matières polluantes comme le goudron, qu'ils nettoyaient ensuite. ( N'oubliez pas que le réchauffement climatique n'était pas une priorité dans les années 60 ;)
Mais le land Art n'est pas seulement un art d'extérieur, il peut aussi être exposé en Musée, comme certaines œuvres de Richard Long ou encore, être exploité en tant que décoration à part entière comme des travaux de Goldsworthy.
Voici quelques Land Arts, et Land Artistes :)
Robert Smithson ( 1938 – 1973 )
L'un des pères fondateurs du Land Art.
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Richard Long ( 1945 - ... )
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Andy Goldsworthy ( 1956 - ... )
Étonnant par son rapport avec la nature, qu'il semble personnifier, et surtout une patience à toute épreuve.

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Nils Udo ( 1937 - ... )
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Jim Denevan ( Je n'ai pas trouvé ses dates )
Génie sur sable.. Merveilleux.. autant Land Artiste que photographe.
Vous trouverez les sites internet des artistes dans la partie " Land Art " de mes liens :)
26 novembre 2008
Pigeon.
" Le chagrin, c’est idiot. Je choisis le néant.
C’est pas mieux, mais le chagrin, c’est un compromis.
Faut tout ou rien. "
A Bout de Souffle, de Jean-Luc Godard.
" Un bruit qui court " . Exposition que je conseille à tous les Montpellierains, et aux autres ! Admirable. Une sélection d'œuvres, pour montrer l'influence du son. On pourrait se dire qu'il s'agit là de simples morceaux de musiques, aussi originaux soient-ils.. en somme rien de bien extraordinaire. Mais non, c'est là tout l'interêt de l'exposition : on découvre la musique avec nos yeux, notre toucher, notre imagination. Partir de photos et de dessins de bruit, de modélisation de rumeurs. Enfiler des écouteurs sur.. ses yeux, ou encore entrer dans l'univers d'un artiste et de son œuvre : " Nous ne sommes plus ici ". Une rencontre, et surtout un échange avec lui, parler de l'art, de la perception, des idées, de musique.. Une jolie découverte.
" Benoist Bouvot a construit Nous ne sommes plus ici spécialement pour l’exposition. Dans un renfoncement séparé du public par un rideau, un fauteuil rouge trône entre un tourne-disque et une camera projetant une image sur le mur d’en face. Par terre, un casque audio diffuse un recoupement de cinq films différents. « L’holophonie permet de respatialiser le son, développe Benoist Bouvot. Tout est dans la bande son, même si paradoxalement mon œuvre traite de l’absence à l’image ». Bruits variés, bandes audio, et même quelques notes de musique. "
Sinon, sujet plus terre à terre.. Mon évaluation de bac de Sport s'est super bien passée... Comme quoi, les miracles existent.
Photo : Christopher McCandless, juste pour Justine !
























































